Au nom du père …
Connu pour son ouverture
à son peuple, Birane Diaw est né et a grandi dans le premier quartier de
Dagana, Kao Dagana, dont il est le délégué. Homme de parole, il a toujours
incarné la justice dans sa vie. Il est de teint un peu noir.
Il aurait pu être douanier mais le destin a décidé autrement.
L’actuel délégué de Kao Dagana rêvait de devenir un douanier. Mais il a été
empêché pas son père. « Soit tu y vas et ne reviens plus, soit tu
laisses tomber la douane et tu restes à mes côtés », lui avait
dit son père lorsqu’il avait reçu sa convocation pour rejoindre les rangs de la
douane. Etant un homme qui écoute toujours les conseils de son père, il s’est
soumet. Ainsi, c’est un grand rêve qui s’envole. Cette soumission a fait de
lui, un jeune homme intègre qui écoute ses parents.
« Tout ce que je voulais, c’était de servir un jour à la
douane. Raison pour laquelle, j’ai tout fait pour être libéré de l’armée et
aller passer le concours d’entrée à l’école des douanes, chose que j’ai
réussie », se rappelle t-il. « Quand on veut une chose il faut aller
jusqu’à bout ». Cette assertion, Birane l’a bien compris. Lors de sa
jeunesse, il a aussi servi dans l’armée, juste deux années. C’est un homme
plein de conviction et qui cherche toujours à atteindre ses objectifs.
Depuis 2005, il est le délégué de quartier de Kao Dagana. Il a
succédé son père, Guédé Diaw, décédé en mars 2003. Agé aujourd’hui de 67 ans,
Birane est « un chef de quartier exemplaire » selon ses pairs.
Connu pour son sens de l’écoute, il est un homme ouvert à ses habitants. Il
n’hésite jamais de venir prêter main forte aux nécessiteux. Barbe, moustaches
et cils déjà blancs, il est comme un patriarche dans son milieu. C’est
quelqu’un de très simple dans sa vie. « Il
est vraiment un père spirituel pour tous les jeunes du quartier. Il sait
distinguer le bien du mal », reconnait un jeune du quartier.
Dans sa fonction de chef de quartier, Birane travaille en étroite
collaboration avec la gendarmerie de la ville, Dagana, surtout pour régler certains
litiges des gens de son quartier. Parfois aussi, c’est le tribunal qui fait
appel à lui pou régler à l’amiable une affaire opposant deux résidents. « Quiconque
dans le quartier a un problème, il intervient vite pour essayer de régler ce
malentendu afin qu’il n’atterrisse pas à la justice », soutient Ndiaga
Ndiaye. M. Diaw est connu comme quelqu’un de sérieux dans tout ce qu’il fait.
Avec ses cheveux blancs comme tous ceux de son âge, il porte toujours un
bonnet. Birane, c’est aussi un vieil homme respectueux et respecté par ses
semblables. Il est simple et correct dans tout ce qu’il fait. Père de huit
enfants, quatre garçons et quatre filles, il est monogame.
Bien assis dans son lit et un peu dominé par l’âge, il se vantait
tout en se rappelant de ses moments forts de sa vie. C’est aussi quelqu’un qui
n’aime pas la facilité. Il est un homme courageux. D’ailleurs son gabarit se
fait toujours voir malgré son âge. Birane gagnait sa vie comme presque tous les
hommes de cette zone du Walo dans la compagnie sucrière sénégalaise (CSS)
jusqu’au jour de sa retraite. De taille moyenne, des biceps assez musclés, il
est un homme fort. Le courage reste l’un des éléments caractéristiques que sa
population lui reconnait. Et selon beaucoup d’entre eux, « M. Diaw a
beaucoup appris de son papa ».
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