« Qu’ils diminuent le prix du gazoil », martèle Bilal Fall, un agriculteur. Les
paysans de ladite zone veulent que le gouvernement les assiste dans leur
fonction. Ils estiment qu’ils n’ont pas assez d’argent pour se payer du gazoil
nécessaire à l’utilisation des motopompes pour l’arrosage. « Nous
lançons un appel aux autorités étatiques pour qu’ils pensent à nous. Le prix
d’un litre de gaz-oil est trop cher.», disent-ils. Ils achètent les quatre
litres nécessaire à l’arrosage d’un champ pour une durée d’une semaine à 4000F
Cfa. Pour s’en procurer, c’est aussi une autre difficulté. Ils vont jusqu’à
Richard-Toll. Les motopompes qu’ils utilisent, sont déjà trop vieilles. Ces
agriculteurs, pères de famille n’ont que cette activité pour survivre à leurs
besoins.
La
pastèque, l’arachide, l’oignon, l’aubergine ou l’oseille, sont plus cultivés à
Temey-soubalbé. Les litiges fonciers connus dans cette zone ont un peu troublé
le développement des activités agricoles. Aujourd’hui, tout semble être à
l’ordre, car « chacun garde maintenant sa petite hectare »,
confie Diop Keudjé, agriculteur. Ils ont oublié tout ça. Les travaux champêtres
se poursuivent même si ils n’avaient pas totalement cessé. Actuellement, c’est
la pastèque qui domine les cultures. Les populations de Temey-Soubalbé
labourent toutes les deux périodes de la saison. En hivernage comme en saison
sèche. Et chaque époque, sa culture.
Les
affaires agricoles fonctionnent bien ici. Malgré cette situation on constate
aussi quelques couacs dans sa pratique. « Les éleveurs sont nos
premiers ennemis. Ces derniers ont l’habitude de laisser leur troupeau venir
saccager nos cultures », dénonce Bilal Fall. Ces éleveurs pointés du
doigt estiment que parfois, il leur très difficile de veiller sur tout le
troupeau. Pour eux, les agriculteurs doivent les comprendre. Une idée non
partagée par les cultivateurs de Temey-Soubalbé. « C’est leur sale
habitude », peste M. Fall. Il faut préciser que des animaux comme les
phacochères, les singes, ne sont pas en reste. Ils sont fréquents dans ces
champs. Ils les dévastent de la manière la plus extraordinaire. « C’est
vers 19 heures que débarquent ces animaux », apprend t-on. Même s’ils
sont souvent confrontés aux ennuis et dégâts que leur causent ces éleveurs ou
encore les animaux, ces agriculteurs produisent une quantité suffisante de leur
produits. Une récolte assez satisfaisante qui leur sert de nourriture. Une
autre est vendue. Ces paysans vont même jusqu’à Dakar pour vendre leurs
produits. Il arrive aussi que des clients se déplacent jusqu’aux plantations
pour se payer ce dont ils ont besoin. Parmi eux, la plupart sont ceux qui
achètent en gros pour aller revendre.
Ce ne
sont pas seulement les hommes qui gagnent leur vie dans ce domaine. Il y a
aussi beaucoup de femmes qui s’y attèlent. Ce secteur est sans doute l’activité
qui permet à ces cultivateurs de nourrir leur famille. Selon un des leurs,
l’agriculture de l’oignon lui permet non seulement de payer les frais scolaires
de ses enfants mais aussi de les donner à menger. Bonnet rouge bien vissé, il
avance que « la culture est incontournable ici à Tèmey ».
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