Il s’appelle Mamadou Lamine DIEDHIOU. Natif de la Casamance où il a suivi ses études élémentaires avant de boucler son cycle secondaire à Tambacounda, il fréquente aujourd’hui l’Université Cheikh Anta DIOP en année de Licence d’Histoire à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines.
Que pensez-vous du conflit armé qui règne en Casamance depuis plus d’une trentaine d’années ?
Je crois que c’est trop désolant de vivre pareil conflit depuis trois décennies. Ce conflit qui tarde à finir a engendré plusieurs pertes humaines et économiques. En voyant une partie d’un peuple souffrir, mourir, ça fait vraiment mal.
N’est-il pas à l’origine de cette faible avancée économique dans ladite zone, si l’on sait bien qu’elle possède beaucoup de ressources ?
C’est une évidence. Pourtant la Casamance était le grenier du Sénégal, aujourd'hui ce n’est plus le cas. Avec ces attaques et braquages répétitifs, une exploitation économique dans la zone est quasiment impossible.
Partagez-vous le même avis que certains hommes politiques qui dénoncent un échec du président Wade sur le dossier casamançais ?
Partager cette idée c’est prendre part. Il y avait 11 ans le président Wade lors d’un meeting à Bignona disait de lui accorder 100 jours pour régler ce fléau. Et rien jusqu’à présent. Certes y a échec mais avec ces accords de paix signés, nous sentons un effort de sa part.
Quelles solutions préconisez-vous pour un retour définitif de la paix en Casamance ?
Une table ronde doit être privilégiée. Elle doit réunir les différents acteurs à savoir les autorités et chefs rebelles. En effet, tous doivent s’impliquer pour un retour glorieux et définitif de la paix en Casamance pour un Sénégal meilleur.
J.P.L.T.S
Je partage effectivement votre point de vue; seulement je crois que la résolution de cette crise qui n'a que trop durée nécessite davantage l'implication et la bonne foi des pays frontaliers en l'occurence la Guinée Bissau et surtout la Gambie!
RépondreSupprimerMerci et salut à tous!
Noel D. SAGNA