mercredi 14 mars 2012

Drogba marque son centième but

Jubilé de Didier Drogba après sont but
Didier Drogba a marqué samedi son 100è but en premier league (championnat d’Angleterre) lors de la victoire de son club, Chelsea, à domicile devant Stoke City (1-0) à l’occasion de la 28è journée.
Sous les couleurs des Blues depuis 2004, l’ivoirien Drogba, 34 ans, bien servi par son compère Juan Mata, a trouvé le chemin des filets pour la centième fois (68è) depuis son arrivée. Avec ce nouveau but, il est le premier africain de l’histoire à inscrire une bagatelle de 100 buts dans le championnat d’Angleterre.
Titi, comme l’appelle ses amis a marqué son centième but la veille de son anniversaire. En donnant la victoire à son équipe qui traverse une période assez difficile, il détient ainsi un record qu’aucun africain n’a encore réussi en terre anglaise.

Red black, rappeur : « Macky est choisi par le peuple pour faire partir Wade »

De son vrai nom, El Hadj Dia, Red Black est l’auteur de l’album « Na dema dem ». Aujourd’hui, « Na dem » et « Gorgui dèna » sont les deux tubes qu'utilisent de nombreux leaders politiques pour battre campagne contre la candidature de Wade. Le rappeur revient ici sur le sens de ces deux titres les plus convoités par l’opposition et son soutien à Macky Sall pour le second tour de la présidentielle.

Red Black, rappeur sénégalais

Les titres « Na dem » et « Gorgui dè na » de votre dernier produit sont aujourd’hui plus que jamais utilisés par des opposants lors de leurs manifestations politiques. Expliquez-nous le sens de ces deux chansons ?
Dans « Na dem » qui signifie « qu’il parte », je fais allusion à Wade pour mettre un terme à son régime. Ce régime est marqué par beaucoup de défauts, de meurtres, et surtout des manquements par rapport au respect des institutions, de la Constitution etc. Et là, pour moi, c’était trop et il fallait à mon niveau vraiment faire quelque chose.
Et pour « Gorgui dè na », c’est aussi pour dire qu’actuellement tout est fini pour lui. Et c’est la confirmation avec les résultats de ce premier tour de la présidentielle. Il a voulu passer dès le premier tour avec 52 à 53% mais le peuple lui a dit non. Cela signifie tout simplement que « Gorgui dè na » et que les Sénégalais n’ont plus besoin de lui. La jeunesse n’a plus d’espoir avec lui.
C’est dans cette optique que j’ai mis en œuvre ces deux tubes qui sont très significatifs. Et je crois que l’objectif a été atteint.
Gorgui n’est rien d’autre que ce personnage politique, Abdoulaye Wade, qui arrivé au pouvoir en 2000 était surnommé Gorgui et aujourd’hui je le déclare déjà mort.

Déjà, grâce à votre musique le peuple vous entend. Alors pourquoi avez-vous besoin de vous approcher du milieu politique pour montrer votre désaccord ?
J’ai déjà lancé mon message à travers ma musique et je crois que mon peuple m’a bien entendu. Mais je pense que c’est insuffisant. Vous savez, aujourd’hui, en tant qu'ambassadeur du M23, je suis engagé, avec tous les Sénégalais, dans la lutte pour le respect de notre charte fondamentale.

Wade va au second tour avec Macky Sall, est-ce que vous allez battre campagne pour le candidat de la coalition « Macky 2012 » ?
Bien sûr. Aujourd’hui, Macky est devenu le candidat du peuple et moi je suis ce que dit mon peuple. Je vais battre campagne à ma manière pour apporter un plus dans ce combat du peuple. Je compte organiser des concerts un peu partout à travers le territoire national. Le combat c’est de préserver notre constitution. C’est à travers ma musique que j’arrive à délivrer mon message ce qui fait que suis devenu une référence pour pas mal de jeunes.

Et si votre candidat gagne, pensez-vous qu’il pourra relever le défi ?
Je suis tout à fait confiant par rapport à ça. D’ailleurs, on est obligé par la loi des urnes de soutenir Macky. Je crois que c’est lui que le peuple a choisi pour faire quitter Wade dans la paix. Normalement, Gorgui ne devait même pas se présenter à l’élection présidentielle. Il a beaucoup forcé les choses et il continue toujours de forcer. Nous, en tant que jeunes responsables, nous veillons à la démocratie et à la paix. Nous ne pouvons soutenir que Macky à travers les urnes pour que Wade parte et que notre cher Sénégal retrouve son lustre d’antan. Nous voulons la paix.

Si jamais Macky devient le nouveau président et qu’il ne respecte pas ses engagements, êtes-vous prêt à dénoncer son dirigisme ?
Ah oui. Vous savez, moi je suis un rappeur, un homme qui défend les intérêts des sans voix. Donc, il ne sera pas question que je ne dénonce pas les maux de mon pays. Je suis un leader d’opinion. Je ne suis avec aucun homme politique. Je suis juste un rappeur qui suit la voie que son peuple a tracé.

vendredi 9 mars 2012

Il était une fois au QG de Benno Siggil Sénégal

Le quartier général (QG) de la coalition Benno Siggil Sénégal se situe à Amitié. De couleur blanche, l’immeuble servant de directoire de campagne au candidat Moustapha Niasse, reçoit souvent la visite des militants. Les nombreux arbres sur les allées Seydou Nourou Tall font le décor de cet endroit politique.

Une longue queue de voitures stationnées et beaucoup de monde devant une maison peinte en blanc. Parmi eux, on note un groupe de jeunes tous vêtus d’un tee-shirt blanc à l’effigie du candidat Moustapha Niasse. D’autres portent sur la tête une casquette blanche aussi sur laquelle figure une photo d’identité de Niasse. Une ambiance règne sur ces lieux. On constate un air de bonheur sur certains visages. Sur d’autres ce n’est vraiment pas le cas.
« Ces jeunes que vous voyez sont tous dans le désespoir, ils défendent tous le respect scrupuleux de la Constitution », dit un militant.
On est au quartier Amitié zone A en face des allées Seydou Nourou Tall. Et l’immeuble en blanc de type R1, c’est le quartier général de la coalition Benno Siggil Sénégal. Trois affiches à l’effigie du candidat de l’unité et du rassemblement collées sur le mur donnent un joli décor. Au dessus, flotte un ballon blanc sur lequel est écrit : « Je vote Niasse ». C’est bien là le QG de Moustapha  Niasse, candidat à la présidentielle de 2012.
Sur place, on nous fait savoir que les jeunes s’apprêtent à aller retrouver leurs « frères » du M23 à la place de l’indépendance. « Nous partons à la place de l’indépendance pour dire non à la candidature de Wade qui totalement inconstitutionnelle », nous signale Papis Tounkara, le responsable adjoint des jeunes de Benno Siggil Sénégal. A l’instant même, Maitre Mame Adama Guèye (il était candidat de la présidentielle de 2007) vient de quitter le QG.
A droite de la maison servant de directoire de campagne à la coalition Benno Siggil Sénégal, une femme assise devant sa table vend du pain, des « fataya » et du café touba. La quarantaine atteinte, elle explique qu’elle ne donne pas trop d’importance à tout ce qui est politique. « Je ne peux rien vous dire concernant le candidat. D’ailleurs, je n’ai jamais fais attention pour savoir s’il vient ici ou pas. Je suis plutôt occupée par ce que je suis en train de vendre », précise cette maman.
Juste à l’entrée principale, un des vigiles nous signale que le candidat de l’unité et du rassemblement n’est pas là sans en préciser là où il est parti.
Au hall de la « maison blanche », un autre gardien. Habillé d’un blouson bleu-blanc, poste radio collé à l’oreille et un képi blanc bien posé sur sa tête, l’agent de sécurité nous interpelle. « Monsieur le journaliste, écrivez ceci : nous ne voulons plus de Wade. Le peuple a faim, tout est cher dans ce pays. Wade ne doit aucunement pas nous forcer sa candidature », déplore Sidy Coulibaly. Après ces revendications, le vigile nous fait savoir qu’en haut (1ère étage), des membres de l’équipe de la coalition Benno Siggil Sénégal sont en réunion.
A côté se tient debout, un des cadres de la coalition. « Nous voulons gérer le pays », soutient Ibrahima Barro. Selon lui, l’actuel régime gouverne avec arrogance. « Nous sommes un regroupement de plusieurs partis et c’est nous qui avions investi Niasse suivant le programme des assises nationales pour qu’il devienne président. Notre candidat est un homme crédible », renchérit-il.
Ibrahima Sène du parti de l’indépendance et du travail (Pit), vient d’entrer dans les locaux, les yeux rouges. « Excusez-moi, suis très fatigué. Je viens de la place de l’indépendance », répond le membre de la commission de programme de la coalition Benno Siggil Sénégal.
A côté du quartier général, un vendeur de noix de coco. Ce petit Guinéen arrivé au Sénégal, il y a seulement deux mois estime qu’il s’exprime très mal en wolof et difficile pour lui de donner son avis sur le candidat. Le français c’est peine perdue. En face de lui, un autre Guinéen. C’est Massamba Diallo, un laveur de voiture. Là aussi même son de cloche, ce petit fils de « Sékou Touré » n’arrive pas à exposer ses sentiments. Mais d’un signe avec ses doigts, on comprend de son geste que Niasse est homme bien. 

Militaire hier, vigile aujourd’hui

Sidy Coulibaly

Cette campagne présidentielle permet aussi de découvrir certains visages anonymes. Au quartier général (QG) de la coalition Benno Siggil Sénégal, travaille dans la sécurité un ancien militaire. Sidy Coulibaly soutient aussi bien évidement le candidat de l’unité et du rassemblement.
Sidy Coulibaly est membre du personnel de sécurité du QG de la coalition Benno Siggil Sénégal (Bss). De teint noir, ce vigile porte sur sa tête une casquette blanche à l’effigie du candidat de BSS, Moustapha Niasse. Dans son blouson bleu-noir, M. Coulibaly précise qu’il est un ancien militaire.
« Auparavant j’étais dans l’armée », fait-il savoir. Aujourd’hui, il est vigile dans un quartier général. Un peu paradoxal pour certains, mais Sidy, lui, « rend grâce au Tout-Puissant ». Pour lui, c’est un grand plaisir et un honneur d’être embauché dans l’effectif sécuritaire du quartier général de Niasse.
C’est vraiment une chance pour lui, à en croire ses propos. « Je suis très heureux ici. Avec ce que je gagne, je parviens à subvenir à mes besoins », avance t-il d’un air un peu triste. Retraité « injustement » depuis 2007, il « remercie ceux qui l’ont embauché », sans citer de nom.
Le candidat de Benno Siggil Sénégal a selon notre interlocuteur des qualités très honorables. Pour Sidy Coulibaly, Niasse est le meilleur des candidats. « C’est lui  qui est capable d’apporter du sang neuf au Sénégal. Je peux même jurer que depuis que suis là, je ne vois que du bien de cet homme (Niasse). Il est sympa et modeste. C’est un homme qui a beaucoup d’estime pour son prochain. Mêmes ses enfants sont simples et ont presque le même profil que leur papa », confie le gardien de la « maison blanche » de Moustapha Niasse et compagnie.
Agé aujourd’hui de 46 ans, il se dit prêt à servir son pays avec Niasse.


1er tour préliminaire coupe caf : Casa out

Casa Sport de Ziguinchor vient d’être éliminé de la coupe de la confédération africaine de football par Gamtel de Banjul. Après un score nul (1-1) à l’issue des deux matchs, le représentant sénégalais a été sorti aux tirs au but (4 tab 3), hier (dimanche), au stade Demba Diop.
L’aventure sénégalaise en coupe Caf n’a pas duré longtemps. Gamtel de Banjul a éliminé Casa Sports de Ziguinchor par 4 tirs au but à 3 après un score de 1-1 sur l’ensemble des deux matchs.
A l’aller, Casa avait perdu à Banjul 1-0. Hier. En match retour les protégés de Demba Ramata Ndiaye ont remis les pendules à l’heure en s’imposant 1-0 au temps réglementaire avant de s’incliner à l’étape fatidique de la série des tirs au but.
Beaucoup d’occasions de buts ratées par l’attaque sénégalaise. Aliou Coly qui était à la pointe n’a jamais pu trouver le chemin des filets malgré les nombreuses opportunités. L’espoir est venu à la 70è minute grâce à Pape Sané, qui d’une bonne frappe à l’entrée de la surface de réparation réussi à ouvrir le score. Le public chauffe le stade Demba Diop. Avec ce score nul (1-1), les deux équipes être départagées à l’épreuve des penaltys.
Une séance qui n’a pas réussi à Maguette Gningue et compagnie. C’est une grosse déception. « Nous n’avons pas été adroit devant les buts. Nous avons été très inefficaces à ce stade », a expliqué le technicien de l’équipe du sud. Dans le camp adverse, « l’essentiel c’était la victoire » même si l’équipe a été dominée toute la partie, s’est réjouit Tapha Manneh, le coach gambien.
Le Casa Sports rejoint son homologue sénégalais, Uso, qui aussi perdu sa qualification devant un autre club gambien (Brikama United), aux bancs des éliminés des compétitions africaines.

Niasse, le digne héritier de Senghor

Moustapha Niasse, SG Afp

Moustapha Niasse, Secrétaire général de l’Alliance des Forces et du Progrès (Afp) est candidat à l’élection présidentielle de 2012. Il en est à sa troisième tentative après 2000 et 2007. Son parcours scolaire et politique est retracé ici. Agé de 73 ans, Niasse va vers son dernier combat pour briguer le suffrage des sénégalais.

Ancien administrateur civil, devenu aujourd’hui politicien et homme d’affaires, Moustapha Niasse va vers son troisième essai à un scrutin présidentiel.
Cursus scolaire
Né le 04 novembre 1939 à Keur Madiabel, dans la région de Kaffrine, il se dit issu de la famille maraboutique d’El Hadj Omar Tall. Après des études primaires dans son village natal, il fréquente le lycée Faidherbe de Saint-Louis. Nanti d’une licence en droit après être passé par les facultés de droit de Dakar et de Paris II (Assas), il entre à l’Ecole nationale d’administration du Sénégal (ENAS). Il sort major en 1967 de la promotion André Peytavin (ancien ministre du président Senghor, d’origine française).
Le politique et l’homme d’affaires
Promu directeur de l’information et de la presse du Sénégal (1967-1970), il ne s’empêche pas d’intervenir à la radio  pour dénoncer les adversaires politiques de son parti. Il est aussi cité en exemple aux militants de son parti par le président Senghor qui fait de lui son directeur de cabinet pendant près de dix ans (1970-1979). Son travail lui permet également de côtoyer beaucoup de leaders africains de l’époque tels Hassan II du Maroc, Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso.
En 1979, Moustapha Niase entame une carrière ministérielle. Le 15 mars, il occupe le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement pour six mois seulement. Il a sous sa tutelle les deux principales sociétés immobilières publiques, l’Office des habitations à loyer moderne (OHLM) et la société immobilière du Cap-Vert (SICAP), ce qui lui permet de faciliter l’accès à la propriété à nombre de militants de son parti.
Il gravit les échelons et devient ministre des Affaires Etrangères, le 19 septembre avant d’occuper la primature le temps d’une réforme constitutionnelle. Dix ans plus tard, il redevient ministre des Affaires Etrangères jusqu’en juillet 98. Il aura passé onze ans à ce poste.
Moustapha Niasse monte aussi un cabinet de consultation juridique, Cabinet Conseil International (CCI, 1984-1988), avec des experts français, anglais, américains, canadiens et africains. Puis, il crée en 1998 avec des partenaires saoudiens la société d’assurances Sosar-Al Amane. Il dirige également sa société de négoce de pétrole brut, International Trading Oil & Commodities (ITOC) ainsi qu’une autre société, Oryx, qui vend des produits pétroliers finis (gaz-oil, fuel domestique) au Sénégal, mais aussi en Guinée-Bissau, en Gambie, en guinée-Conakry et en Sierra-Leone.
La montée en puissance de « Battling Niasse », surnommé ainsi car il est un peu adepte de la langue de bois et souvent impulsif, suscite des jalousies au sein du Parti Socialiste (Ps), notamment celle du ministre d’Etat Jean Collin (décédé en 1993), inquiet de sa popularité grandissante et de surtout sa prospérité due aux activités florissantes de sa société (ITOC) spécialisée dans les hydrocarbures.
Ses nombreuses relations dans le monde arabe et sa générosité en font l’homme à abattre. Collin encourage en sous-main les initiatives visant à déstabiliser Niasse. Djibo Kâ, qui est alors ministre de l’information, se livre régulièrement à des attaques contre son ancien mentor, Moustapha Niasse, qui est alors directeur politique du Ps, lors des réunions du bureau politique. Le 08 octobre 1984, Kâ se lance, en présence de d’Abdou Diouf (secrétaire général du parti), dans un violent réquisitoire contre le ministre des Affaires Etrangères, qui est, selon lui, constamment en mission et qui ne peut pas s’occuper de la vie du parti.
En 1998, il rompt ses relations avec Diouf qui a choisi de faire de Ousmane Tanor Dieng son dauphin spirituel. Avec Abdou Diouf d’ailleurs, ce ne sera jamais le grand amour, lui le fils spirituel de Senghor qu’on voyait comme numéro 2 du régime.
De Johannesburg, il publie une lettre ouverte intitulée : « j’ai choisi l’espoir ». Lui, le « fils » de Senghor décide de rompre ainsi, les amarres avec le parti que celui-ci avait créé.
Avec l’ancien premier ministre français Michel Rocard, il crée l’ONG Afrique-Initiatives.
Il fonde avec d’autres dissidents l’Alliance des Forces et du Progrès (Afp). Il défend les couleurs de ce parti à l’élection présidentielle de 2000 et récolte 17%. Il sera « l’arbitre » en appelant à voter pour le candidat Wade, qui avait recueilli 32%.
Abdoulaye Wade élu, il le nomme aussitôt premier ministre. Il ne reste au poste que pendant 11 mois avant de regagner les rangs de l’opposition. En 2007, il se représente et voit son score chuter à 5%. Il déclare alors qu’il ne sera plus candidat à une présidentielle.
Si ces deux tentatives de conquérir la magistrature suprême ont été infructueuses, il se déploie avec plus de bonheur pour les différentes médiations que lui a confiées, le secrétaire général de l’Onu d’alors, Koffi Annan. Son engagement dans la région des Grands Lacs notamment en république démocratique du Congo, contribue à la stabilité de ce vaste pays.
Aujourd’hui, il est investi par la coalition Benno Siggil Sénégal composée de plusieurs hommes politiques et indépendants pour briguer un mandat à la magistrature suprême. Le seul grand poste qui lui manque. D’ailleurs s’il remporte ces élections, il ne compte faire qu’un mandat de cinq ans puis organiser une présidentielle.
Sa famille
Niasse est marié à Marianne Cissé. Il est père de six enfants dont quatre garçons et deux filles. Lorsqu’il en a le temps, il aime lire des essais politiques et des ouvrages historiques ainsi qu’écouter de la musique classique et celte. Il est un grand fan de Alain Stivel. 

« Femmes de grâce et de bénédiction, le temps est avec vous »


Partout à travers le monde on a célébré, ce 08 mars, la journée spécialement dédiée à toutes les femmes. Les femmes catholiques sénégalaises se sont retrouvées à la paroisse Saint Pierre des Baobabs pour vivre, ensemble, cette journée.
Un séminaire, avec des consultations gratuites, sur l’importance de la santé de la femme dans son action sociale et politique s’est tenu à la paroisse Saint Pierre des Baobabs. Cette journée a été organisée par l’Union diocésaine des associations féminines catholiques de Dakar (UDAFCD) et la Fondation Konrad Adenauer. Le thème de la journée est : « Un corps sain en action ».
« Ce n’est pas un constat ni un diagnostic, mais c’estquelque chose de réel. Soyons des femmes de valeurs et trouvons les voies et moyens pour que les femmes découvrent leur place dans la société », a dit d’emblée Madame Marie Pierre Guèye, la présidente des femmes de Saint Pierre des Baobabs.
Le curé de la paroisse, Père Martin Sambou, a lui aussi rendu un vibrant hommage à toutes les femmes du pays. « Vous n’avez point d’égales dans la société et vous êtes un signe de bonheur. Nous vous rendons un grand hommage car vous avez droit à une bonne santé et que notre société est témoin de tout ce que vous faîtes. L’Afrique vous aime, le Sénégal vous aime ».
L’aumônier des femmes n’a pas lui aussi manqué de tirer chapeau aux femmes. Il a tenu à les encourager dans leur quête de santé. Selon lui, « lorsqu’un enfant est malade, c’est sa maman qui est souffrante ». Juste pour dire comment les femmes viellent toujours à l’état de santé de leurs enfants et maris.
Une femme aux soins
La présidente de l’UDAFCD, Madame Marie Madeleine Mané, a souhaité une excellente fête à ses « sœurs », avant d’expliquer que ce 08 mars est pour elles, une journée de bonheur et de réconciliation.
Cette journée vise à amener les femmes à se préoccuper de leur santé aussi préventive que curative pour mieux se consacrer à leurs différentes activités et atteindre leurs objectifs. « Santé des femmes entre vie professionnelle, familiale et associative », « risque d’interaction médicamenteuses chez les femmes », sont les thèmes des conférences prévues à cette occasion.