mercredi 4 juin 2014
PLAN SÉNÉGAL ÉMERGENT - RECRUTEMENT DE 40 INGÉNIEURS POUR PLUS D'EFFICACITÉ
![]() |
| Le DG de la Fonction publique face à la presse |
Dans
le but de bien exécuter le Plan Sénégal Émergent (PSE), 40
ingénieurs ont été recrutés. Soit vingt pour le compte du
Ministère des Infrastructures, des Transports Terrestres et du
Désenclavement, et vingt autres au Ministère de l'Industrie et des
Mines.
«
Le recrutement des 40 ingénieurs dans le but d’accompagner le PSE
est ce qui a motivé cette rencontre avec la presse», a précisé
le Directeur général de la Fonction publique, Nouhou Demba Diallo.
Le gouvernement, misant sur la qualité des ressources humaines a
alors lancé, au titre du programme spécial, un recrutement
d'ingénieurs.
10
ingénieurs du Génie civil, 5 ingénieurs ferroviaires, 3 ingénieurs
du transport, 1 ingénieur environnementaliste et 1 ingénieur
informaticien sont affectés au Ministère des Infrastructures des
Transports Terrestres et du Désenclavement. Quant au département
ministériel de l’Industrie et des Mines, on en énumère 5
ingénieurs industriels, 5 ingénieurs agroalimentaires, 2 ingénieurs
des mines et 8 ingénieurs géologues tous issus de l’École
polytechnique de Thiès. Pour le recrutement des ingénieurs
ferroviaires, « on a eu quelques difficultés à trouver les
profils », renseigne le Directeur général de la Fonction
publique, qui explique de tout de même qu'ils se sont rabattus sur
les Sénégalais de France. « Et par acte de patriotisme, ces
dernier ont accepté de revenir au bercail avec fierté »,
renseigne le DG.
Au
cours de cette rencontre avec la presse, Monsieur Diallo, a profité
de l’occasion pour faire un petit bilan du recrutement général de
l'année 2013. « 5591 agents ont été recrutés et sont à ce
jour tous affectés et ont déjà pris service », confirme-t-il.
Selon lui, le ministère des finances avait bénéficié de 292
agents, dont 63 agents d’assiette et 52 agents de recouvrement mis
à la disposition de la Direction générale des Impôts et Domaines
(DGID). Avec la nouvelle réforme territoriale en vue, l'Acte 3 de la
décentralisation, M. Diallo assure que « le Sénégal est dans
le besoin de disposer de nouveaux agents du cadastre. Cette fonction
cadastre est très importante dans notre pays ». Sur ce, 20
aides-topographes, 10 dessinateurs, 23 techniciens géomètres, 16
ingénieurs topographes ont également été recrutés. Par ailleurs,
un inspecteur du cadastre est le seul profil qui n'a pas été
trouvé. Avec l'Ecole nationale d'administration (Ena), le
gouvernement compte créer une telle filière dans ledit
établissement.
Pour
2014, le Directeur de la Fonction publique précise que les
ministères ont été saisis pour exprimer leurs besoins en personnel
pour un recrutement général. Il faut également avouer que ces
besoins vont d'abord être soumis au Premier ministre pour des
questions de possibilités budgétaires. Pour l'heure, Nouhou Demba
Diallo rappelle que le Chef de l'Etat a déjà annoncé un
recrutement de 1000 agents de la santé dont 500 sages-femmes pour
mieux lutter contre la mortalité maternelle et infantile.
samedi 5 avril 2014
samedi 8 février 2014
JMJ 2014 : L’armée en boulangère
Une boulangerie mobile a été installée au Collège Pie XII pour les besoins des JMJ (journées mondiale de la jeunesse). Cette œuvre de l’armée nationale pour sa participation pour le bon déroulement des événements a vivement été louée par Monseigneur Benjamin Ndiaye, évêque du diocèse de Kaolack.
| Mgr Benjamin qui visite le four des militaires |
La sécurité est sa spécialité. Néanmoins, en dehors de tout ça, l’armée nationale du Sénégal s’investit aussi beaucoup dans le volet social lors des manifestations religieuses. Sur le domaine de la santé, elle met gratuitement chaque fois à la disposition des fidèles des médicaments. Cette fois, en plus de ça, elle a innové.
Elle a mis à la disposition des jeunes chrétiens, deux fours mobiles pour cuire du pain. Une exposition visitée par l’évêque de Kaolack, Monseigneur Benjamin Ndiaye. « C’est un émerveillement de voir ce caractère technique. Je ne peux que vous dire merci du fond du cœur au nom de l’Eglise », dit-il. Vous dîtes bien Armée-Nation. Là encore, vous faites preuve de votre concept. Alors, en retour, vous avez nos prières pour tout ce que vous faites pour le pays surtout côté sécurité », renchérit son éminence. Pour lui, ce geste est magnifique et louable.
Toujours un peu ébahi par cette technicité militaire, il souligne qu’en voyant cet acte des militaires, il pense à cette parole du Christ Jésus. « J’ai eu faim, vous m’avez donné à manger », lâche-t-il. Selon Mgr Ndiaye, ces soldats donnent à manger au peuple de Dieu.
Pour sa part, le Lieutenant-colonel, Adama Diop, de la direction de l’information et des relations publiques de l’armée (Dirpa) avoue que ceci est aussi de leur devoir. « Nous l’avions fait en guise de soutien. Certes, notre première mission est la sécurité mais là nous montrons que tout travail fait par les civils, l’armée est bien capable d’en faire autant. Nous sommes à notre troisième expérience pour l’avoir déjà réalisé lors du magal de Touba (décembre 2013) et du gamou à Tivaoune (janvier 2014) », a laissé entendre ce responsable militaire.
Ces deux machines des militaires cuisent des pains d’environ 60 grammes. Ce pain va être distribué lors des repas. Selon un des militaires, « dès qu’il y a du pain sur place, on le distribuera à tous ce qui le désirent ».
lundi 10 juin 2013
mardi 21 mai 2013
Kabaz-Rahal, les As du volant sénégalais
Ensemble,
ils ont glané plusieurs titres, mais celui de la dernière édition des 6 heures de
Dakar demeure à part. Nagy Kabaz devient
le recordman de victoires du tournoi et son co-pilote, Kamil Rahal, fête son
premier succès.
![]() |
| Nagy Kabaz (D) et Kamil Rahal (G) |
A bord de la Porsche
996 Rsr, sur la piste de Sindia, il y a de cela deux semaines, le duo
sénégalo-libanais, Nagy Kabaz-Kamil Rahal, a été très impérial et rapide. 168
tours en 6 h 03 min et 05 secondes pour remporter la palme avec un écart de 10
tours avec leurs concurrents. Ce duo très complice partage, depuis 15 ans, la
même passion pour l’automobile. Un
compagnonnage qui porte ses fruits, aujourd’hui. Car, cette course remportée le
5 mai dernier sur le circuit Dakar Baobabs de Sindia est leur premier trophée gagné
ensemble, dans ce tournoi.
Le
record pour Kabaz
«Je suis très fier, exultait Kamil Rahal, 48 ans, à la fin de la
course. Surtout que c’est mon premier
succès dans cette compétition. C’est vraiment super !». Et son
co-pilote, Nagy Kabaz, 49 ans, de lui tirer un coup de chapeau : «Je suis content pour lui. C’est sa première fois et faire de l’automobile
pour lui est un rêve d’enfant ».
Idem pour Kabaz. Même si ce dernier a, dans le passé, d’abord pratiqué le tennis.
«C’était dans les années 80 à 2000»,
précise-t-il. L’ancien tennisman a été sacré champion d’Afrique junior en 1982.
Au Sénégal, son pays natal, il a raflé pendant
20 ans plusieurs titres. «J’ai aussi participé
à beaucoup de tournois à l’étranger, comme celui de Roland Garros», raconte
Kabaz.
En tournant le dos à la
raquette pour le volant, Kabaz décide de vivre pour sa vraie passion. C’est réellement
en 1990 qu’il commence à effectuer peu à peu ses premiers pas dans
l’automobile, jusqu’à son accession au haut niveau. Aujourd’hui, point de
regrets dans sa nouvelle aventure. Avec les 6 heures de Dakar remporté en
compagnie de son «ami et frère», Rahal, il inscrit son nom dans les annales de
la course auto sénégalaise. C’est la sixième fois qu’il termine sur la plus
haute marche du podium. Dans ce tournoi, il est sans doute le premier à
réaliser un tel exploit, car, avec ce sixième titre, il devient ipso facto le
recordman de victoires. Après la montée sur le podium pour la remise du bouquet
de fleurs et après avoir sabré le champagne, Kabaz s’est lâché : « Avec ce sixième trophée, je suis très fier
de devenir le recordman de cette compétition». Un succès qui vient grossir
son palmarès ainsi que celui de son compagnon, Kamil, déjà couronné d’un titre
de champion du Sénégal.
La
complicité comme force principale
Ces deux coureurs font montre
de caractère dans leur discipline. L’an passé, au mois de novembre, tous deux
avaient terminé premier de leur catégorie et 5e au classement
général devant 42 participants à la Coupe du monde des 24 heures historiques. «Et nous avions ensemble gagné plusieurs fois
le championnat du Sénégal», ajoute le duo, vainqueur de la 33e
édition des 6 heures de Dakar. Unis comme des frères, chacun conseille l’autre.
Ces deux champions ont un souhait commun : rouler dans une voiture toute
peinte aux couleurs nationales du Sénégal, durant les compétitions majeures du
monde. Pour cela, «nous avons évidemment
besoin du soutien de l’Etat», souffle Nagy Kabaz. Leur secret lors de leurs
prestations est aussi partagé. «Notre
stratégie est que moi je démarre et lui (Kamil Rahal), il termine la course»,
explique Kabaz.
mercredi 13 mars 2013
François, nouveau berger de l’Eglise catholique
Après deux jours de conclave, la fumée blanche
indiquant l’élection d’un nouveau Pape s’est élevée de la chapelle Sixtine ce
mardi 05 mars vers 19 heures. Les 115 cardinaux électeurs ont choisi le
cardinal Jorge Mario Bergoglio qui a pris le nom François pour
succéder à benoît XVI. "Habemus papam".
![]() |
| Pape François 1er |
Le pontificat de François a commencé par un
appel à la «fraternité». L’archevêque de Buenos Aires, en Argentine, est né d’une
famille d’immigrés italiens en Argentine. Agé de 76 ans, il est présenté comme
un homme humble qui a fait de la lutte contre la pauvreté son credo. Sa famille
est originaire d’un milieu ouvrier. Ses parents travaillaient dans les chemins
de fer. Il a étudié la philosophie et la littérature avant d’être ordonné
prêtre, en 1969. Il est devenu archevêque de Buenos Aires en 1998. Il avait été
fait cardinal par Jean-Paul II en 2001.
Il est connu pour être un grand spirituel, un priant, un peu
comme l’était Jean-Paul II. Il est présenté comme un homme humble, proche de
ses fidèles et adepte d’une approche pragmatique de la lutte contre la
pauvreté. Il a ainsi choisi de ne pas habiter la résidence luxueuse des
archevêques de Buenos Aires, pour lui préférer un appartement à proximité de la
cathédrale.
Celui qui a pris pour nom François, en hommage à
Saint-François d’Assise, Jorge Mario Bergoglio, est le premier pape de
l’histoire de l’Eglise catholique à être issu du continent sud-américain. Il
est aussi le premier Jésuite à accéder à cette charge. S’il a choisi le nom de
François, premier du nom au sein de l’Eglise, c’est évidemment en référence à
Saint-François d’Assise, fondateur d’un ordre de frères caractérisé par la
prière et la pauvreté. Son surnom, d’ailleurs, est « l’ascète des pauvres ». Mais, il faut aussi dire que Pape François
est connu pour son charisme, mais aussi pour sa santé très
fragile.
vendredi 18 janvier 2013
FOOT – 72 H APRES SON SACRE EN COUPE DU SÉNÉGAL
Asc Hlm savoure…
Après le titre de champion de D2 en 2002, l'ASC HLM vient de
remporter la Coupe du Sénégal 2012. Un trophée qui arrive au moment où le club
fête ses 20 ans d'existence. Il y a une sorte de bénédiction
pour l'Association sportive et culturelle (ASC) HLM de Dakar. Pratiquement une
grâce de Dieu qui arrive toujours à un moment plus que symbolique dans la vie
du club.
Bénie de Dieu
| Onze de départ de la finale |
Un trophée qui tombe toujours à pic ! Car pour ses dix ans
d'existence, l'ASC HLM a conquis le titre de champion du Sénégal de Deuxième
division en 2002 et obtenu du coup le ticket pour l'accession dans l'élite. Et
samedi dernier, l'équipe s'est adjugée la 52e édition de la Coupe du Sénégal
face à la Renaissance de Dakar (0-0, 4 tab 2). L'année de son 20e anniversaire
et une saison après sa relégation en Ligue 2 sénégalaise.
''Plus de 6O rouleaux de tissus pour l’ornement’’
Les protégés du coach Cheikh Tidiane Fall ont offert donc un beau
cadeau aux HLM. Et pour un présent de ce genre, la fête ne peut être abrégée.
Il a même stimulé la vie de ce quartier dakarois. Les artères sont plus
rythmées, la joie anime encore les visages de ces chaleureuses populations. Partout,
cette communauté affiche un énorme sourire. L’avenue Cheikh Amadou Bamba reste
toujours garnie. Des banderoles aux couleurs ''jaune et bleu'' du club flottent
un peu partout, notamment sur les poteaux électriques. Un décor qui donne l’air
d’une Nation qui vient de retrouver sa liberté... son indépendance. ''Nous
n’avons rien à envier aux autres clubs'', lance Abdou, casquette jaune bien
visée sur la tête. Même les boutiques, cantines et autres qui longent le canal
sont aussi ''habillés'' aux couleurs de l’équipe. Les kiosques ne sont pas en
reste. Abdoulaye, un des gérants s’empresse de parler de la victoire de son
club de cœur. ''J’ai toujours supporté HLM. Certes, je vais rarement au stade
mais cette fois ci, c’est nous qui avions poussé l’équipe jusqu’à la victoire
finale'', informe-t-il.
Une touche ''Anglais''
De Castors jusqu’à Colobane, en passant bien évidemment par HLM,
les banderoles jaune-bleu attirent le voyageur. ''Il a fallu plus d’une semaine
pour faire ce travail. Nous avons acheté beaucoup de rouleaux pour cette
occasion'', souligne Pape Samba, alias ''L’Anglais'', grand supporter.
L’Anglais était le premier à commencer ce boulot avant que d’autres jeunes ne
viennent lui donner un coup de main'', dit un autre jeune, habillé en shirt bleu,
la tête bien coiffée au style ''Davala''. ''Lui, c’est Dj Ketchup ; c’est
lui qui assure toujours l’animation musicale'', poursuit-il en pointant du
doigt un ami assis à ses côtés. Pour ces jeunes, tous les habitants ont
participé au triomphe de l’équipe. ''Ce sont les tailleurs du coin qui nous ont
prêté ciseaux, tables et autres matériels pour découper les tissus'', révèle
''L’anglais''. Tout est presque orchestré par cet homme.
N’eût été sa grande conviction, son courage et son amour pour le
club, beaucoup de choses n’auraient pas abouti. Surtout, du côté animation.
''L’Anglais'', comme l’appellent ses pairs, et aussi surnommé ''Gaïndé'' (Lion
en wolof), a peint presque tous les poteaux, kiosques et rues des HLM. Avec son
charisme, le lead vocal de ''Faxaas Siko'', un groupe d’animation culturelle
qui soutient l’équipe au stade, joue un rôle capital dans la bonne survie du
club. Très impliqué dans la suite des festivités, ''Gaïndé'' se sent parfois
seul. ''Certains jeunes du quartier sont un peu complexés. C’est pourquoi je me
donne toujours à fond parce qu’ils me rejoindront après'', estime-t-il.
''L’anglais a une soif de travailler pour le club'', salue le président du
club, Tamsir Cissé. À côté du groupe de L’anglais, il y a ''Siggil Siko'' des
HLM, dirigé par Kader Fall. Cette association, selon son responsable, ne ménage
non plus aucun effort pour soutenir le club.
![]() |
| Joueurs et supporters au jubilé |
Un samedi de ''noces''
Ce quartier populeux de Dakar vit toujours au rythme de la
victoire de samedi. Pas de tam-tam, mais à la rue 3, juste devant le domicile
du secrétaire général du club, ça vibre. Un enfant âgé à peine de cinq ans,
sifflet attaché à une corde jaune-bleu autour du cou, célèbre à sa manière
l'événement. ''Piiip. Pip... piiiip !'', siffle-t-il, en criant de tout
cœur : ''HLM, HLM, HLM !''. Ici, sur cette allée, même les briques
qui bornent la chaussée sont peintes en jaune et bleu. ''La fête se poursuit
mais de manière un peu plus sobre. Même le jour du sacre, nous avions dû, à un
moment, arrêter les festivités'', informe le Secrétaire général de l'ASC HLM,
Mbaye Fall. De tradition, quand on reçoit une ''épouse'' particulière, la fête
se poursuit jusqu'à des heures tardives. Comme ce fut le cas du Casa Sport qui
avait jubilé toute la nuit dans les rues de Ziguinchor après sa victoire la
saison passée.
Mais à HLM, ''Dame coupe'' a dormi un peu tôt. ''L’ASC de notre
fief avait un match le lendemain et c’était un derby'', explique M. Fall. Moom
sa rew, puisque c’est d'elle qu’il s’agit, devait rencontrer Niary Tally en match
de poule des ''navétanes'' (Championnats populaires) de la zone 3. ''La majeure
partie des dirigeants du club sont aussi de cet ASC'', dit-il. ''La grande fête
est prévue samedi, informe Mbaye Fall. Il y aura une caravane qui sillonnera
toutes les rues du quartier et même celles où habitent certains joueurs du
club, comme les Parcelles Assainies, Yoff entre autres''. ''Nous comptons même
aller à Mbour où habite Diego, lui aussi joueur du club'', renseigne un fervent
supporter de l’équipe. Toutefois, les dirigeants du club n’y pensent pas trop.
''Nous étions préoccupés par le championnat. Mais nous allons fêter la Coupe du
Sénégal, ça suffit'', déclare le président Tamsir Cissé. Oui, quand ''ils
auront signé un nouveau bail avec leurs partenaires, ils pourront penser à
organiser l’anniversaire'', souffle-t-on du côté des HLM.
Objectif, retour en Ligue 1 !
L'ASC HLM avait vécu une saison difficile en 2010-2011. Malgré un
jeu parfois intéressant, le club a été relégué en Ligue 2. ''C’est parce qu'il
y avait une sélection qui était là et non un groupe'', expliquent les
dirigeants. ''Le manque de finances y a aussi joué sa part. Nous étions
toujours confrontés à des retards de salaires des joueurs'', poursuit Tamsir
Cissé. Vainqueur de la Coupe du Sénégal, le club, finaliste malheureux de la
Coupe de l'UFOA 2009 face à Horoya FC de Guinée (2-3), va représenter le
Sénégal en Coupe de la CAF (Confédération africaine de football). ''Notre
ambition, c'est de monter en Ligue 1 et d'aller le plus loin possible dans
notre campagne africaine'', décline le président de l'ASC HLM, Tamsir Cissé. Et
pour y arriver, les dirigeants comptent garder leur effectif actuel de l'équipe
qui a manqué le retour dans l'élite lors de la défunte saison, puisque le club
a terminé à la 3e place de la poule A. ''Notre équipe est composée de séniors
et de juniors, c'est ce qui explique notre force. Donc nous allons essayer de
maintenir cet élan'', dit M. Cissé.
20 ans après ?
''HLM a été reconnue officiellement le 26 février 1992 et non en
1991 comme le croient beaucoup de personnes'', rappelle le secrétaire général
Mbaye Fall. Mais après 20 ans d'existence, l'ASC HLM veut franchir un palier.
Devenir un vrai club professionnel. À travers un vaste programme, les
dirigeants veulent frapper fort et entrer dans une nouvelle ère. Aujourd’hui,
HLM attend son stade dont les travaux de construction sont en cours dans la
localité. ''C’est la Socabeg SA (Société d'Aménagement de Bâtiment et d'Etudes
Générale), en collaboration avec la Mairie de Dakar, qui est en train de
construire un stade pour nous'', se réjouit Tamsir Cissé. Des aménagements sont
aussi en phase de réalisation sur le boulevard Cheikh Amadou Bamba. ''Nous
comptons y mettre des kiosques qui pourront servir de boutiques où beaucoup
d’articles du club seront vendus'', ambitionne-t-il.
lundi 10 décembre 2012
Alphouseyni Badji, ancien coach Suneor (L2): «Les sélectionneurs des équipes nationales ne sont pas plus méritants que moi»
En trois ans, il a
connu 3 clubs différents dont USO avec lequel il a été champion du Sénégal en
2011. Trouvé chez lui à Keur Mbaye Fall, le technicien revient sur son parcours
et parle de son avenir.
Son parcours : «Je ne
me considère pas comme un spécialiste des montées»
« C’est après
une blessure qui m’avait empêché de poursuivre ma carrière de footballeur que
j’ai embrassé le coaching. D’abord, comme éducateur sportif au Stades de
Thiaroye Gare. Là, j’ai bénéficié de l’assistance de Feu Omar Bèye qui m’a
beaucoup initié. C’est là qu’a vraiment démarré mon expérience. En 1981, j’ai
obtenu mon diplôme d’initiateur, en 1983 le premier degré et en 1990 mon
deuxième degré au Cneps de Thiès. Ainsi pendant cinq ans, je me suis occupé de la
petite catégorie avant de me voir confier l’équipe sénior que j’ai hissé en 2e
division avec un parcours honorable. J’y suis resté jusqu’en 1996 avant de
rejoindre l’Asc Pétrolier. Là aussi, je réussis l’année suivante à conduire
l’équipe en deuxième division sous la complicité de Khalifa Diallo, le directeur
technique de l’époque.
En 1999, je suis parti à Méridien, actuel Olympique de Ngor,
où je réussis quand même à faire monter l’équipe en seconde division. Après
cette montée décisive, je suis allé à Cambérène alors que l’équipe était en
pleine difficultés dans l’élite. Dommage, je ne suis pas arrivé à sauver
Cambérène de la relégation. Néanmoins, l’équipe s’est améliorée dans le jeu. Ce
fut vraiment ma première expérience au haut niveau. Ainsi, la saison suivante
le comité directeur du club voulant changer sa politique fait appel à un fils
de la localité pour diriger la formation. En 2003, je suis parti à la CSS comme
assistant en s’occupant en même temps de la formation des jeunes. Ce n’est
qu’en 2006 que j’ai pris les rênes de l’équipe. Et 2 ans après, nous retrouvions
l’élite. Par la suite, je me suis engagé avec l’USO en leur permettant de
gagner pour la première fois le championnat. Le titre acquis, le club s’est
séparé de moi et mon aventure ne fût que de courte durée. Sans club un laps de
temps, la Suneor m’a ppellé avec comme objectif la montée en ligue 1.
Malheureusement, on rate la montée après avoir terminé 3e de notre
poule malgré les nombreuses difficultés
qui étaient là. L’administration ne renouvelle pas mon contrat ».
Ses licenciements :
« De grosses déceptions»
« Pour moi, ces licenciements sont dus au fait que les
Sénégalais n’aiment pas les gens qui travaillent. Ils préfèrent plutôt ceux qui
bavardent. Et moi, je n’aime pas trop bavarder. Moi, suis un homme de terrain.
Là, où je suis passé j’ai toujours fait de bons résultats. La qualité du
travail et de la production est importante pour moi. D’ailleurs tous les
sélectionneurs des différentes équipes nationales ne sont pas plus méritants
que moi. J’ai assez d’expérience variée pour avoir longuement vécu dans le
milieu du football. De Dakar au Walo en passant par le Baol. Je suis quelqu’un
plein de caractère et très honnête dans tout ce que j’entreprends. On ne me
manipule pas.
A Suneor, certes les moyens étaient là mais il manquait une
organisation interne au sein du club. Il n’y avait vraiment pas un bon
management et aucun coordonnateur réel entre l’administration et les membres du
staff. En 3 ans, Suneor a remercié 4 entraîneurs. Je pense qu’il y a un
problème à leur niveau. Mais, l’entraineur n’est pas un magicien, il est plutôt
un tacticien. D’ailleurs, à chaque fois que je dois m’engager avec un club, ne
connaissant pas trop l’environnement je préfère toujours signer un contrat d’un
an. Ce, c’est pour me permettre de mieux maîtriser les choses et après de
poursuivre l’aventure. A Ouakam, mon dossier a été mal géré. Je déteste la
tricherie. Mes départs de la CSS et de l’Uso ont été des déceptions. C’était une
déconvenue. Avec les Sucriers je pouvais réussir à gagner le championnat si on
m’avait laissé poursuivre le travail que j’y avais commencé. A Ouakam, il était
possible d’aller loin en ligue des champions. Mais malheureusement, ils ont voulu
meilleur en me remplaçant.
Après pleins de voyages par ci, par là, je retiens quand
même beaucoup de choses agréables. Mon passage à Ngor est l’un de mes suites
qui m’ont le plus marqué. J’ai trouvé là-bas des sportifs qui m’ont bien
accueilli et ont fait de moi un grand ami. On a collaboré dans la sincérité. Sinon,
il y a la CSS qui m’a aussi beaucoup adopté. Les gens me disaient qu’ils aiment
des travailleurs comme moi. Je me rappelle encore en 2011, lors du match aller
CSS-Uso, j’ai senti un énorme soutien de la part de la population qui était
venue en masse au stade pour me soutenir. Ils m’avaient applaudi. Même lors du
match retour ici à Demba Diop, qui avait coincidé avec notre sacre, le public
de Richard-Toll était le premier à me féliciter ».
Son avenir : «L’équipe
nationale A, pourquoi pas ?»
« Pour l’instant, je suis en discussion avec des clubs
de ligue 1 comme d’autres aussi de la ligue 2. Je ne me fais pas de fixation
là-dessus. Je crois même que la première division est beaucoup plus facile à
gérer. En ligue 1, il y a plus de motivation alors qu’en L2 c’est toujours la
montée qui est l’objectif principal. Sinon, à l’heure actuelle je continue à
m’occuper du centre de loisirs d’animation culturelle et sportif (Clacs) à
Rufisque. C’est un projet d’un ami et qui a des partenaires français, italiens
et espagnols.
Toute façon si je reçois une offre sérieuse, je suis
preneur. Ce sera un challenge pour moi. Je pense aussi aux équipes nationales. Les
catégories, cadet, junior, espoir et même locale m’intéressent bien sûr. L’équipe
nationale A, pourquoi pas ? »
mardi 4 décembre 2012
BOXE - Mouhamed Ali veut détrôner DeGale
| DeGale et Mouhamed Ali |
Le boxeur sénégalais,
Mouhamed Ali Ndiaye, doit affronter samedi prochain à Londres, James Frederick
DeGale pour le titre de champion d’Europe. Un trophée dont l’anglais est le
détenteur. Mais la tenue de ce choc reste encore flou.
« Le mental est
au beau fixe ». Voilà ce qu’a lâché Mouhamed Ali Ndiaye qui est en
pleine préparation de son combat prévu samedi08 décembre prochain contre
l’Anglais James DeGale. Joint hier au téléphone, le boxeur sénégalais depuis
l’Italie où il réside a laissé entendre qu’il se prépare bien pour cette finale.
Mohamed Ali Ndiaye est double champion d’Italie des super-moyens et actuel
champion de l’Union européenne. Agée de 33 ans, il affronte un adversaire plus
jeune que lui de 7 ans seulement. L’expérience face à la fougue de la jeunesse.
Avec 13 combats et 12 victoires dont 9 par KO, James qui bénéficie d’une fraîcheur
de jeune boxeur devra se méfier des attaques de son « grand frère ». En
tant que champion en titre, il a de solides arguments pour remporter ce choc. Mais
« en boxe, l’âge ne compte pas.
C’est l’hygiène de vie qui prime », rétorque le Lion. Une manière pour
lui de garder espoir et confiance.
Même s’il ne connait pas bien son adversaire, Mouhamed Ali
Ndiaye ne se pose pas trop de questions sur quoi ce dernier pourrait
l’inquiéter. Pour lui, seule la confiance en soi est maitresse de réussite. « Tout ce que je peux dire sur mon adversaire,
c’est qu’il a été champion olympique en 2008 et est le champion d’Europe
sortant. Et, ce n’est pas ce qui peut me faire reculer, prévient-il avant de
renchérir : j’ai de bons entrainements et une très bonne forme ».
Vers une finale sur
tapis vert
Ce combat de samedi est dans le flou. Selon le boxeur
sénégalais, son adversaire semble vouloir l’éviter. « James veut boxer ce même jour avec Zuniga, un Colombien, pour le compte
des demi-finales de la WBC (World Boxing Council). Il ne peut en aucun
m’éviter. Il doit soit me prendre ou bien choisir Zuniga et perdre son titre
qu’il ne défendra pas », signale Mouhamed. A en croire, ses propos, si
jamais « il le fuit », la fédération
gérant la boxe anglaise professionnelle au niveau européen va repêcher un autre
boxeur pour venir disputer avec lui le trophée de champion d’Europe. Pour
l’heure, le Lion a fait savoir que son promoteur est en train de régler le
problème pour que tout rentre dans l’ordre. Actuellement au classement mondial,
Mouhamed occupe la 7e place alors que James DeGale est 5e.
lundi 3 décembre 2012
Football : Papis devrait-il être sanctionné ?
Pour
avoir séché Niger-Sénégal (1-1), mercredi dernier à Niamey, Papiss Cissé
(Newcastle) et Pape Kouly Diop (Levante) ont été suspendus par la FIFA pour les
cinq jours suivant ce match amical. La Fédération sénégalaise de football, qui
a livré le capitaine des Lions à l’instance mondiale, a-t-elle été bien
inspirée ?
« Qui fait le mal en reçoit la sanction de son
vivant », disait l’autre. Aujourd’hui, deux Lions de la tanière reçoivent le
fruit de ceux qu’ils ont récolté après avoir manqué à l’appel de la patrie. Ils
sont accusés par l’instance fédérale de
n’avoir pas déféré à la convocation de l’équipe nationale pour le match amical
Niger-Sénégal. La fédération sénégalaise de football (Fsf) a sorti le fouet pour
le taper sur les dos de Cissé et Kouly qui ont écopé chacun cinq (05) jours de
suspension avec son club. Et ceci en application au règlement de la Fifa qui
veut qui interdit à tout joueur qui ne s’est pas présenté à une convocation en
sélection, sans motifs valables, de jouer avec son club pendant les cinq jours
qui suivent le match pour lequel il
était convoqué.
Papis qui n’est pas content du fait que sa
fédération ait saisi la Fifa pour l’empêcher de jouer samedi dernier en club
trouve que les fédéraux doutent de son honnêteté et de son intégrité. Il est en
phase avec son club Newcastle qui étudie la possibilité d’un recours contre la
Fsf. Dans un communiqué publié sur le site de la BBC, Newcastle se dit
consterné contre la position adoptée par les fédéraux car pour le club
« il est anormal et injuste pour une association nationale de se comporter
de cette manière et pour la Fifa d’entériner leur position en appliquant
automatiquement la sanction sans tenir compte des faits particuliers de l’affaire ».
Quant à Cissé, il va plus loin et confie qu’il verra s’il va continuer à être
le capitaine de la sélection. Une bataille semble être lancée par le joueur.
L’autre Lion au banc des accusés, Pape Kouly, sanctionné
pour les mêmes faits avait quant à lui espéré s’échapper au coup de bâton de la
fédé. Dommage. D’ailleurs il a soutenu sur le site de son club, Levante, que la
Fsf n’a pas voulu le protéger. Pourtant à en croire ses propos, le joueur
explique qu’il a envoyé au président Augustin Senghor une preuve sur sa
blessure aux adducteurs avec des rapports médicaux qui la justifient.
Pour beaucoup, il n’y a pas de couacs dans cette sanction.
C’est le cas de Moussa Ndao, ancien international, qui pense que ceci n’est que
respect des textes adoptés par la Fifa qui veut que tout joueur convoqué et qui ne répond pas à la
convocation de sa sélection nationale, sans justification doit en être
sanctionné. « La Fédération fait son devoir. Elle a voulu juste montrer que l’équipe nationale est au dessus
de tout.», lâche l’ancien joueur de la Jeanne d’Arc qui renchérit :
« je pense que cette sanction doit maintenant s’appliquer à tout le monde ».
Et le président de NGB, Djibril Wade, de renchérir : « une leçon pour
les autres ». Maintenant que la sanction est infligée, reste à voir si la
fédé va s’en arrêter là.
Inscription à :
Articles (Atom)


+et+Rahal+(G)-2.jpg)


