Le syndicat des professionnels de l’information et de la
communication du Sénégal (SYNPICS) a organisé hier, une conférence à la case
foyer du Cesti. Ce panel entre dans le cadre de la célébration de la journée
mondiale de la liberté de la presse.
Ce
jour consacré à la liberté de la presse a été l’occasion saisie par le syndicat
des journalistes pour dénoncer les maux de violence que subissent les femmes et
enfants mais aussi le traitement de ces questions dans les médias. « Les médias ont contribué à la dénonciation
des questions de violence faites aux enfants et aux femmes », a dit
d’emblée Diatou Cissé Badiane, secrétaire général du Synpics. Sous le
thème : « Le traitement des
questions de violence sur les femmes et les enfants », Etudiants
cestiens et personnalités de la communication ont échangé pendant près de deux
heures. Selon Mme Badiane, « les
médias ont aussi participé à la dénonciation du respect de la dignité des
victimes avant de renchérir que dès fois il arrive qu’ils en fassent trop ».
Fatoumata Sy, une des panélistes, va aussi félicité la presse pour sa
contribution dans la lutte contre l’impunité. « Les sujets des violences
faites aux femmes sont des sujets infiniment graves. Ce ne sont pas de simples
faits divers qu’on survole mais plutôt des sujets graves qui interpellent la
société », c’est du moins l’avis de la secrétaire générale du Synpics.
Certains
ont même indexé les parents qui parfois refusent de dénoncer les viols que
subissent leurs enfants. C’est le cas de Me Mbaye Guèye. « Combien de fois a-t-on vu des parents
accepter de l’argent pour garder le silence d’un viol de son enfant. La société
moderne doit veiller au respect des règles », dixit l’avocat. Il a
aussi lancé un appel aux médias sénégalais de suivre l’exemple des Etats-Unis
ou même de la France. « Personne n’a
vu dans les médias américains ou français le cadavre d’un de leur soldat tombé
en Afghanistan », a-t-il renchérit. Selon Me Guèye « il faut réorganiser la profession et
contrôler qui y entre et qui y sort ».
Le
droit de l’image a été aussi l’un des points abordés au cours de panel. Fidèle
Diémé, directeur de la photo, a apporté quelques éclaircissements sur la
photographie. Pour ce photographe, « les
images constituent pour les médias une illustration. Le droit de l’image est le
droit de toute personne physique de disposer de son image, et poursuit avant toute diffusion publique d’une
photographie par voie de presse, le diffuseur doit obtenir l’autorisation de la
personne concernée ».
Le syndicat
des professionnels de l’information et de la communication a aussi profité pour
lancer son site web. Désormais, le monde des médias peut retrouver son syndicat
sur www.synpics.org.
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