vendredi 4 mai 2012

Le Synpics face au traitement des questions de violence dans les médias



Le syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) a organisé hier, une conférence à la case foyer du Cesti. Ce panel entre dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse.

Ce jour consacré à la liberté de la presse a été l’occasion saisie par le syndicat des journalistes pour dénoncer les maux de violence que subissent les femmes et enfants mais aussi le traitement de ces questions dans les médias. « Les médias ont contribué à la dénonciation des questions de violence faites aux enfants et aux femmes », a dit d’emblée Diatou Cissé Badiane, secrétaire général du Synpics. Sous le thème : « Le traitement des questions de violence sur les femmes et les enfants », Etudiants cestiens et personnalités de la communication ont échangé pendant près de deux heures. Selon Mme Badiane, « les médias ont aussi participé à la dénonciation du respect de la dignité des victimes avant de renchérir que dès fois il arrive qu’ils en fassent trop ». Fatoumata Sy, une des panélistes, va aussi félicité la presse pour sa contribution dans la lutte contre l’impunité. « Les sujets des violences faites aux femmes sont des sujets infiniment graves. Ce ne sont pas de simples faits divers qu’on survole mais plutôt des sujets graves qui interpellent la société », c’est du moins l’avis de la secrétaire générale du Synpics.
Certains ont même indexé les parents qui parfois refusent de dénoncer les viols que subissent leurs enfants. C’est le cas de Me Mbaye Guèye. « Combien de fois a-t-on vu des parents accepter de l’argent pour garder le silence d’un viol de son enfant. La société moderne doit veiller au respect des règles », dixit l’avocat. Il a aussi lancé un appel aux médias sénégalais de suivre l’exemple des Etats-Unis ou même de la France. « Personne n’a vu dans les médias américains ou français le cadavre d’un de leur soldat tombé en Afghanistan », a-t-il renchérit. Selon Me Guèye « il faut réorganiser la profession et contrôler qui y entre et qui y sort ».
Le droit de l’image a été aussi l’un des points abordés au cours de panel. Fidèle Diémé, directeur de la photo, a apporté quelques éclaircissements sur la photographie. Pour ce photographe, « les images constituent pour les médias une illustration. Le droit de l’image est le droit de toute personne physique de disposer de son image, et poursuit avant toute diffusion publique d’une photographie par voie de presse, le diffuseur doit obtenir l’autorisation de la personne concernée ».
Le syndicat des professionnels de l’information et de la communication a aussi profité pour lancer son site web. Désormais, le monde des médias peut retrouver son syndicat sur www.synpics.org.

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